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6 arguments en faveur de la
résurrection de Jésus

Un jour, un prêtre m’a dit : « Si l’on retrouve le corps de Jésus, je rends l’habit. ».

 

Toute la foi chrétienne repose sur la résurrection de Jésus, ce qui explique que si l’on retrouve son corps, les chrétiens n’ont plus de raison d’être chrétiens. Par conséquent, si vous parvenez à prouver que Jésus n’est pas ressuscité, vous détruisez le christianisme.

 

Et d’ailleurs, St Paul lui-même le dit : « Si le Christ n'est pas ressuscité, vaine est notre foi » — 1 Co 15, 14.

 

C’est pour cette raison que vous allez découvrir dans cet article que cette résurrection, qui paraît être une croyance insensée, se révèle crédible.

 

Commençons dès maintenant avec le premier argument.

 

 

Argument n°1 : la fiabilité des Évangiles

 

La résurrection de Jésus est relatée dans les 4 Évangiles.

 

Mais on peut remettre en question la fiabilité de ces Évangiles. Ils datent de 2000 ans. Ils ont très bien pu être déformés au fil du temps.

 

Tout d’abord, un point sur les dates. Jésus serait ressuscité en l’an 30. En l’an 71, l’Évangile de Marc est publié, suivi par celui de Matthieu et de Luc en 80, et celui de Jean en 90. Les écrits sont donc contemporains des témoins historiques : à peine 40 ans après la résurrection du Christ. Les écrits ne peuvent donc pas être des mythes, sinon, les témoins auraient démenti les écrits.

 

Mais montrer que l’histoire racontée n’est pas un mythe n’empêche pas que les Évangiles aient pu être modifiés au fil des siècles.

 

Pour vérifier un manuscrit, on procède à la comparaison et à la confrontation des copies que nous avons de ce manuscrit original. Et plus nous avons de copies à comparer, plus l’on a de références et plus l’on peut constater que la copie originale est fiable.

 

Ce qui est intéressant, c’est que le Nouveau Testament est le manuscrit auquel nous avons le plus de copie au monde : environ 6000. À titre de comparaison, le deuxième manuscrit avec le plus de copies, c’est l’Iliade d’Homère avec environ 1500 copies.

 

D’autant plus que les plus anciens fragments du Nouveau Testament ont été retrouvés moins de 30 ans avant l’original. Le Nouveau Testament original est donc sûrement très semblable à celui que nous avons aujourd’hui.

 

Pour appuyer encore le clou, si l’on met l’une sur l’autre toutes les copies des livres d’Aristote que nous avons, nous ferions une pile d’un mètre de haut. Si l’on fait la même chose avec les copies que nous avons du Nouveau Testament, la pile ferait deux kilomètres de haut.

 

On peut donc considérer que le Nouveau Testament que nous avons aujourd’hui est fiable, semblable à celui écrit il y a deux mille ans.

 

Après, cela pose une autre question : est-ce que les apôtres n’auraient-ils pas menti ? Est-ce que les récits racontés dans ces Évangiles sont-ils vraiment fiables, ou est-ce un tissu de mensonges ?

 

 

Argument n°2 : Le témoignage des apôtres est crédible

 

Quid du témoignage des apôtres ? Ils auraient très bien pu mentir, ils auraient pu inventer une histoire pour devenir célèbres, ou pour gagner de l’argent.

 

C’est vrai : des personnes qui mentent, vous en voyez tous les jours. Mais ce serait un mensonge un peu gros… et surtout, un mensonge mortel.

 

Mortel, car la plupart des apôtres sont morts pour témoigner de leur foi. Crucifiés, décapités, torturés, humiliés, déportés, exilés, emprisonnés : nous avons de tout. Je ne sais pas vous, mais je connais peu de personnes capables de tenir un mensonge aussi loin.

 

Et encore : une seule personne serait morte pour ce mensonge, l’argument pourrait tenir le coup. Mais là ? On parle d’une dizaine de personnes, témoins de la résurrection, qui ont tous été prêts à mourir pour ne pas renier leur foi. C’est quand même peu probable.

 

Et si les apôtres avaient menti, comment expliquer leur changement soudain à la suite de la mort de Jésus ?

 

 

Argument n°3 : le changement de comportement chez les apôtres

 

On le voit bien dans les Évangiles : les apôtres ne sont pas des personnes incroyables. Ils sont même plutôt médiocres.

 

Déjà, s’ils avaient voulu créer une religion, il ne se serait pas présenté comme ça, surtout Saint-Pierre. Il devrait être l’élite des apôtres, et en réalité, c’est le boulet de l’Évangile. S’ils avaient voulu créer une religion, pourquoi raconter cette version des apôtres, un peu faible et un peu nulle ?

 

Et même au pied de la croix : l’évangéliste écrit qu’il n’y a que des femmes. En apparence, ce n’est pas un argument très crédible pour la foi. De même quand ils écrivent que les apôtres ont fui et se sont cachés : s’ils l’ont écrit, c’est que c’est sûrement une vérité.

 

Mais surtout : comment expliquer leur changement soudain après la résurrection ?

 

On l’a dit : on voit des gens qui étaient des nulles, des lâches, et qui en plus de ça, leur leader finit mort sur une croix, signe de malédiction. Et ces hommes, malgré tout, vont changer, jusqu’à proclamer courageusement leur foi au péril de leur vie.

 

Par exemple, Saint-Pierre. Après la résurrection du Christ, il s’est soudain mis à témoigner courageusement et à convertir des milliers de personnes. Ou encore Saint Paul, un tueur de chrétiens, un pharisien ultra zélé, ce même Saint Paul qui devient un apôtre d’exception, un missionnaire jusqu’à la mort.

 

Si la résurrection n’était qu’un mensonge, comment expliquer ce changement soudain, et cette détermination jusqu’au martyr ?

 

Nous allons le voir juste après, mais ce qui explique ce changement de comportement, c’est que les apôtres ont vu Jésus ressuscité : c’est décrit dans les Évangiles. Mais on peut supposer qu’ils n’ont simplement eu qu’une hallucination. Ils croient alors vraiment que Jésus est ressuscité, alors qu’il est bel et bien mort.

 

 

Argument n°4 : plus de 500 personnes ont vu Jésus vivant après sa mort

 

Saint Paul écrit : « Il [Jésus] est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois — la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort —, ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis. » - 1 Co 15, 5-8

 

Plus de 500 personnes ont donc vu Jésus vivant après sa mort.

 

Les sceptiques crient à une hallucination auditive et visuelle de la part des apôtres et de toutes les personnes présentes. Elles ont vraiment « vu » Jésus ressuscité, mais ce n’était qu’une hallucination. Ce qui expliquerait alors le changement de comportement soudain des apôtres, persuadés de la véracité de cette résurrection.

 

Mais comme l’a commenté le psychologue clinicien Gary A. Sibcy :

 

« J'ai étudié la littérature professionnelle écrite par des psychologues, des psychiatres et d'autres professionnels de la santé pertinents au cours des deux dernières décennies et je n'ai pas encore trouvé un seul document documenté “cas d'hallucination de groupe”, c'est-à-dire un événement pour lequel plus d'une personne aurait partagé une perception visuelle ou autre perception sensorielle où il n'y avait manifestement aucun référent externe ».

 

Et il enchaîne en disant :

 

« Les hallucinations sont des événements individuels. De par leur nature même, une seule personne à la fois peut voir une hallucination donnée. Ils ne sont certainement pas quelque chose qui peut être vu par un groupe de personnes. Il n'est pas non plus possible qu'une personne puisse d'une manière ou d'une autre provoquer une hallucination chez quelqu'un d'autre. Puisqu'une hallucination n'existe que dans ce sens subjectif et personnel, il est évident que d'autres ne peuvent pas en être témoins. »

 

L’argument de l’hallucination n’est donc pas viable. Pour vous en convaincre, vous pouvez lire cet article qui donne une réponse plus complète : qu’est-ce que la théorie de l’hallucination ?

 

Et puis, de toute manière, même si on affirme que tous ont eu la même hallucination – ce qui, nous venons de la voir, n’est pas possible -, comment expliquer le tombeau vide ?

 

 

Argument n°5 : le tombeau de Jésus est retrouvé vide.

 

« Le premier jour de la semaine, à la pointe de l’aurore, les femmes se rendirent au tombeau, portant les aromates qu’elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée sur le côté du tombeau. Elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. » - Lc 24, 1-3

 

Le tombeau où était déposé le corps de Jésus est retrouvé vide par les femmes qui l’accompagnaient. Et leur première pensée n’est pas de se dire que Jésus est ressuscité. Non. Leur première pensée, c’est la même que nous pourrions avoir : qui a volé le corps ?

 

La première hypothèse, c’est que ce sont les Romains ou les pharisiens qui l’ont volé pour éviter un culte public. Mais cet argument ne tient pas, car ils auraient ressorti le corps quand les personnes commençaient à parler de résurrection : c’était un culte encore plus grand.

 

La deuxième hypothèse serait que des bandits aient volé le corps. Mais dans ce cas, ils auraient pris le linceul avec le corps, car c’était un tissu d’un très grand prix. Or, le linceul était encore dans le tombeau selon les Évangiles.

 

Une troisième hypothèse serait que les apôtres eux-mêmes aient volé le corps de Jésus. Mais encore une fois, s’ils avaient vraiment inventé toute cette histoire, ils n’auraient pas persévéré dans le mensonge jusqu’à la mort.

 

Donc vous le voyez : l’hypothèse du vol en elle-même ne tient pas la route. Dans le tombeau se trouvaient des bandelettes, celles qui entouraient le corps de Jésus. Quelqu’un qui aurait volé le corps aurait-il pris le temps de lui retirer les bandelettes, et de les disposer exactement au même endroit ? Aurait-il pris le temps également d’enrouler le suaire qui était posé sur la tête de Jésus ?

 

Les explications naturelles de ce tombeau vide ne sont pas satisfaisantes : la seule explication possible et crédible reste la résurrection. Certes, ça ne prouve pas cette résurrection, mais ça peut disposer l’intelligence à cette vérité.

 

Maintenant, passons au dernier argument en faveur de la résurrection : la mort elle-même de Jésus.

 

 

Argument n°6 : Jésus est vraiment mort.

 

Si Jésus est vraiment mort, alors, suivant les arguments précédents, il est aussi ressuscité.

 

Mais peut-être que Jésus n’est pas mort, du moins, pas sur la croix. Et donc, quand il apparaît aux disciples, il n’est pas ressuscité, il n’est simplement pas mort.

 

Certains pensent ainsi qu’il s’est simplement évanoui, et qu’il s’est « réveillé » une fois dans le tombeau.

 

Mais cette hypothèse ne tient pas debout.

 

Jésus a été flagellé avant d’être crucifié. Il a été roué de coups, écorché vif. La chair sur son dos, chacun de ses muscles et de ses tendons a été à découvert. Chaque fois qu’il voulait se redresser avec ces jambes sur la croix pour respirer, il était obligé de frotter son dos écorché contre le bois de la croix.

 

D’autant plus que du sang et de l’eau sont sortis du côté transpercé du Christ, ce qui indique une asphyxie. Puis les Romains étaient des tueurs, ils ne se seraient pas plantés. S’ils l’ont cru mort, c’est qu’il était vraiment mort.

 

Et même si l’on admet que Jésus s’est simplement évanoui, comment expliquer, vu l’état dans lequel il était, qu’il ait pu 1) déplacer la pierre qui fermait son tombeau, et 2) apparaître en pleine forme physique à peine 3 jours après sa mort à ses disciples ?

 

Une deuxième hypothèse serait qu’un sosie de Jésus soit mort sur la croix, à la place du Christ. C’est notamment l’explication des musulmans. Mais cet argument est peu probable et très peu cohérent.

 

Maintenant, pour conclure, nous allons voir 2 contre-arguments de la résurrection.

 

 

Les 2 faiblesses apparentes du témoignage de la résurrection

 

Faiblesse n°1 : les femmes ont trouvé le tombeau vide en premier.

À l’époque, le témoignage d’une femme ne vaut rien.

 

Et c’est justement pour cette raison que c’est un argument en faveur de la résurrection. Si les évangélistes avaient voulu souder leurs mensonges, ils n’auraient surtout pas dit que c’était des femmes, et encore moins une ancienne prostituée.

 

 

Faiblesse n°2 : le récit de la résurrection comporte des divergences.

 

Si vous lisez les quatre Évangiles, vous verrez qu’aucun d’entre eux ne dit la même chose sur la résurrection. Des détails changent à chaque fois.

 

Mais ce n’est pas gênant, au contraire. Si c’était un mensonge, un canular, les apôtres se seraient au minimum concertés avant d’écrire des choses différentes. Si tout était pareil, là ça aurait été suspect, surtout pour un récit écrit quarante ans après l’évènement en question.

 

Et puis, le cœur de l’histoire est toujours le même : un groupe de femmes va au tombeau et le trouve vide. C’est la résurrection de Jésus.

 

 

Conclusion : ils ont fait l’expérience de cette résurrection.

 

Ce qui est drôle, c’est qu’il n’y a pas de définition dogmatique de la résurrection.

 

C’est le cœur de notre foi, et on n’a jamais débattu dessus. C’est parce que ça paraissait une telle évidence qu’on n’a pas senti le besoin de le définir.

 

On définit un concept pour répondre à une question, comme pour la Trinité, l'Immaculée Conception ou le fait que Jésus soit vrai Dieu vrai Homme. Et suite à ce débat, d'une manière dogmatique, on dit : « il faut croire ça ».

 

Pour la résurrection, c'est la résurrection elle-même qui peut expliquer la foi en la résurrection : ils ont fait l'expérience de cette résurrection.

 

Alors : croyez-vous ?

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